CAM/MAC: Conférence publique Laura-Zoë Humphreys Public Lecture (9 oct)

Mercredi 9 octobre

FSS 4004

 

Fidel entre lignes: la paranoia et l’ambivalence dans le cinéma cubain du socialisme tardif

Dans Fidel entre lignes, Laura-Zoë Humphreys investigue les dynamiques de la critique et la censure dans le Cuba socialiste, utilisant le cinéma comme point de repère. Après la chute de l’Union Soviétique, l’état cubain a diminué la censure d’une manière stratégique, essayant de limiter la contestation politique en donnant espace au débat dans les arts. Au même temps, l’accroît de l’investissement étranger dans le cinéma et l’augmentation des technologies digitales ont permis les cinéastes plus de liberté pour critiquer l’état que dans les décades antérieures. Mais ces ouvertures, paradoxalement, ont aussi amplifiés la paranoïa politique qui a toujours influencé la sphère publique cubain. En s’appuyant sur l’analyse textuel, la recherche d’archive, et plusieurs années de recherche ethnographique, Humphreys démontre comment les cinéastes cubains ont utilisé l’allégorie pour communiquer une relation ambivalente envers la révolution cubaine, et comment ces efforts ont été compliqués par des nouvelles suspicions dans les années 90 et le vingt-et-unième siècle. Fidel entre lignes offre aussi des conclusions avec conséquences en-dehors de Cuba : le livre explore les conséquences pour le débat publique lorsque la liberté d’expression ne peut plus être distinguer de la complicité politique et démontre comment la combinaison de l’anthropologie avec les études de cinéma peut illuminer l’importance et les conséquences sociaux et politiques du cinéma.

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Wednesday, Octobre 9th

FSS 4004

 

Public Lecture

Fidel between the Lines: Paranoia and Ambivalence in Late Socialist Cuban Cinema

Laura-Zoë Humphreys

In Fidel between the Lines Laura-Zoë Humphreys traces the changing dynamics of criticism and censorship in late socialist Cuba through a focus on cinema. Following the collapse of the Soviet Union, the Cuban state strategically relaxed censorship, attempting to contain dissent by giving it an outlet in the arts. Along with this shift, foreign funding and digital technologies gave filmmakers more freedom to criticize the state than ever before, yet these openings also exacerbated the political paranoia that has long shaped the Cuban public sphere. Drawing on ethnographic fieldwork, textual analysis, and archival research, Humphreys shows how Cuban filmmakers have historically turned to allegory to communicate an ambivalent relationship to the Revolution, and how such efforts came up against new forms of suspicion in the 1990s and the twenty-first century. Offering insights that extend beyond Cuba, Humphreys reveals what happens to public debate when freedom of expression can no longer be distinguished from complicity while demonstrating the ways in which combining anthropology with film studies can shed light on cinema's broader social and political import.